Réunion du 21 janvier 2013

mercredi 30 janvier 2013
par  webmestre
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Compte-rendu de la réunion du 21 janvier 2013 du Collectif pour un audit citoyen de la dette publique - Lyon

Présents  : Françoise Chalons, Serge Gardien, Danielle Grelaud, Robert Joumard, Christiane Jung, Gérard Labalette, Jean-Jacques Lacroix, Yvan Perez, Josiane Vincensini, Josette Wehrstedt, et du CAC des monts du Lyonnais : Martine Coeur, Alain Giraud et Thierry Manceau.

1- Dettes locales

La Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) doit étudier notre demande le 24 janvier. Ensuite, l’accès aux documents devrait demander 2 à 3 mois.

Un document signé Mercier distribué lors de la réunion de la commission des finances du Conseil général (CG) dédiée à la dette en octobre 2012 estime que le département a 350 M€ d’emprunts structurés (à taux variable) dont 115 M€ d’emprunts toxiques. Le CG a payé 16,5 M€ pour améliorer un emprunt toxique de 91 M€ auprès de Dexia et a provisionné 22,5 M€ pour de futures renégociations, estimant aussi que ces prêts-là ont été bénéficiaires de 2,6 M€. Le surcoût serait donc de 16,5+22,5-2,6= 36,4 M€, ce qui est très élevé par rapport au montant renégocié (environ 200 M€ ?), et qui suggère que c’est à nouveau du vol.

La petite commune de Lajarasse a même payé 0,495 M€ pour renégocier un prêt de 1 M€...

Le site du CG indique par ailleurs 382 M€ d’emprunts mal classés et 45,6 M€ d’emprunts très mal classés. Les chiffres ne semblent donc pas très cohérents entre les sources du CG : il faudrait regarder plus en détail les emprunts.

L’association des collectivités locales (CL) qui refusent de payer les prêts toxiques "Acteurs publics contre les prêtes toxiques" dénonce une note du ministère des finances qui fait porter la responsabilité des prêts toxiques aux collectivités locales et non aux banques. Nous pointons que les grosses CL avaient les moyens d’analyser ce qu’elles ont signé et sont donc politiquement responsables de leurs choix délibérés.

Que fait-on ?

  • associer les syndicats du CG,
  • mettre en lumière les surcoûts qui sont du vol et de l’usure,
  • envisager la résistance fiscale qui consiste à réduire ses impôts locaux pour ne pas payer ce qui est indu, et plus généralement réfléchir aux moyens de refuser de payer l’indu,
  • constitution d’un groupe de travail (JJ. Lacroix et M. Coeur au moins) pour transcrire ces analyses dans un texte de quelques pages,
  • en faire un communiqué de presse et publier le texte de quelques pages sur des sites web, avec en annexe les documents non publiés du CG,
  • distribuer cette analyse à l’entrée du CG un jour de réunion,

- 2 Film

5 films sont envisagés pour une soirée sur la dette :

  • G. Mordillat, 2013. Le grand retournement. Film, 1h 17’, version originale en français. C’est la crise, la bourse dégringole, les banques sont au bord de la faillite, le crédit est mort, l’économie se meurt… Pour sauver leurs mises les banquiers font appel à l’État. L’État haï est soudain le sauveur ! Les citoyens paieront pour que le système perdure, que les riches restent riches, les pauvres pauvres. Adapté de la pièce de Frédéric Lordon cette histoire d’aujourd’hui se raconte en alexandrins classiques. C’est tragique comme du Racine, comique comme du Molière…
  • J. Lévy, T. Goasguen, Y. Manuguerra et P. Fréchou, 2012. Le grand bon en arrière. Film documentaire, 1h 10’, en français et espagnol sous-titré en français. http://www.lesmutins.org/Le-Grand-bond-en-arriere.html ; Que reste-t-il du modèle social français après trente ans de néolibéralisme ? Cette question oriente le voyage dans leur pays natal de quatre Français installés depuis plusieurs années au Venezuela. Pour y répondre, le documentaire mêle des données statistiques, journalistiques et des interviews de sociologues, intellectuels, militants, réfugiés politiques, artistes, citoyens, travailleurs sociaux des banlieues, sans-papiers et Roms, enfin tous ceux qui peuvent révéler si la devise "Liberté, Egalité, Fraternité" est toujours en vigueur dans leur réalité concrète.
  • Chatzistefanou A. et K. Kitidi, 2012. Catastroika. Film documentaire, 1h 27’, en grec sous-titré en français. http://www.catastroika.com/indexfr.php ; Les créateurs du Debtocracy reviennent avec une nouvelle production, qui cherche les conséquences de la liquidation totale de la Grèce. Révisant des exemples de privatisations dans des pays développées, Catastroika essaie de prévoir ce qui va se passer si le même modèle s’applique à un pays sous surveillance économique.
  • M. Winterbottom et M. Whitecross, 2010. La stratégie du choc. Film documentaire, 1h 25’, en anglais sous-titré en français. À partir et avec Naomi Klein, auteur du livre du même nom.
  • C. Ferguson, 2010. Inside job. Film documentaire, 1h 50’, en anglais sous-titré en français. Inside Job est un film documentaire américain produit, écrit et réalisé par Charles H. Ferguson. Il analyse les causes de la crise financière mondiale débutant en 2007 et a remporté l’Oscar du meilleur film documentaire en 2011. Au travers d’enquêtes approfondies et d’entretiens avec des acteurs majeurs de la finance, des hommes politiques et des journalistes, le film retrace l’émergence d’une industrie scélérate et dévoile les relations nocives qui ont corrompu la politique, les autorités de régulation et le monde universitaire.
    Chacun cherche les avis auprès de ses correspondants. On pourrait en présenter plusieurs ? Il est plutôt admis d’organiser un événement indépendant du Forum social local qui aura lieu du 18 au 22 mars orienté immigration et évolution des PED.

Prochaine réunion : mardi 19 février à 18h 30 à la Bourse du travail.

À noter aussi samedi 16 février à 15h à Souzy "La dette, menace ou chance pour la démocratie ?" avec D. Millet, D. jouve (CRRA) et C. Favergeon (maire).


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